Now I will be by Road Less Travelled

[je réécris le précédent post en un peu plus soft]

The Road Less Travelled

Dans The Road Less Travelled j’ai lu que lorsque que notre esprit évoluait, il était normal de passer par une dépression, car on abandonne ce qu’on était et certaines choses en quoi on croyait. Ce qui n’est pas normal dans une dépression c’est quand elle dure, car quelque chose nous empêche de faire le deuil de tout ça.

Il se pose alors la question de savoir s’il n’est pas possible de moins souffrir en limitant notre évolution. L’auteur pense que c’est possible mais pas pour tout le monde. Certains auraient une capacité spéciale faisant qu’ils perçoivent beaucoup trop les nombreux niveaux d’implications de chaque changement.

L’exemple qu’il donne est celui de 2 généraux commandant une armée de 10.000 hommes. L’un ne pourrait y voir que 10.000 unités, l’autre pourrait y voir 10.000 vies et les plus nombreuses vies auxquelles ils sont chacun liés (familles, amis, futur personnes dont ils auraient changé la vie…). Je n’aime pas cet exemple mais il est de l’auteur.

J’ai parfois avoué à certaines personnes que mes plus grandes évolutions personnelles ont été accompagnées d’une immense souffrance. Je me reconnais donc entièrement dans ces personnes à capacité spéciale, car en effet pendant des jours je pensais à toutes les implications de ces évolutions.

Reste à se demander pourquoi cette fois je n’ai pas réussi à sortir de ma dépression. Mon explication est la suivante : je croyais vivre la chose la plus belle au monde. J’étais plus épanoui que jamais je ne pourrais l’être à nouveau. Et la vérité c’est qu’en fait tout cela n’était qu’une abomination, une monstruosité montée de toutes pièces par une personne sans scrupule (car ayant la capacité inverse de la mienne : être capable de ne voir aucune implication autre que celle immédiatement visible).

Alors comment espérer revoir de belles choses dans ma vie future si à chaque fois je sais qu’elles ne peuvent être qu’une illusion qui tombera sûrement un jour ?

Il aura été si facile de transformer 3 années que je pensais être de rêve en une série de manipulations et de mensonges. Et à la fin c’est le menteur-manipulateur qui a la vie facile dans les bras d’une autre victime pendant que le mec droit et sans reproche se retrouve à voir le manipulateur continuer de se moquer de lui par de nouvelles farces.

Voila ce qui m’a empêché de faire mon deuil: Pourquoi une vie permettant de telles injustices mériterait d’être vécue ? pour prendre claques après claques et tendre l’autre joue au suivant qui pourra la frapper ?

Malgré tous mes efforts pour faire comprendre à Julien l’importance d’une parole donnée et surtout de ne jamais trafiquer la vérité, il a fait tout l’inverse et mène la belle vie dans les bras d’un garçon adorable. Je suis incapable de changer, ma parole aura toujours plus d’importance que mon bonheur personnel. Je me sens condamné à revivre sans fin les abus des personnes stupides et méchantes.
J’ai toujours pensé que ces gens avaient comme plus grande punition leur connerie. Et donc lorsqu’on m’emmerdait je partais voir ailleurs sans rancune.

Je vais rester sur cette idée, et me dire que la connerie de Julien finalement sera sa plus grande punition. Après tout, les concéquences de la connerie sont tellement nombreuses et parfois graves qu’il va en prendre un sacré coup. Je ne serais plus là pour le protéger en le prévenant des prochains coups que je voyais bien arriver à l’avance.

3 thoughts on “Now I will be by Road Less Travelled”

  1. En réponse à ce message qui me nomme personnellement en ne donnant qu’une version des faits, je tiens à souligner quelques aspects.

    La vie est une évolution constante, l’homme a besoin de cette évolution pour avancer. Comme tu le références, ces changements sont sources de mal-être pour certains. En effet, certaines évolutions sont parfois de totales révolutions dans la vie de quelqu’un. Il est d’autant plus difficile alors de s’y faire. Est-ce le traumatisme profond de l’homme qui souhaiterait retourner dans le ventre maternel, protégé du monde extérieur vécu comme une agression, qui mène ainsi à la dépression et au refus du nouveau ?
    La durée de ta dépression n’était certes pas volontaire (après tout, il n’est pas rare de voir des individus se complaire dans le rôle de victime), mais tu ne devrais pas condamner les autres parce que ta propre sensibilité au monde extérieur est exacerbée. Peut-être as-tu souffert de situations qui d’un point de vue objectif n’avaient rien de traumatisant. Chacun a sa propre approche au monde, et on n’est pas toujours prêt à vivre les choses de manière adulte. On crée sa propre vie, tissant des relations avec les êtres qui nous entourent ou au contraire, rompant les liens lorsque ceux-ci peuvent nous mener sur une voie que l’on ne souhaite pas. Si je reprends l’exemple qui nous concerne, la déformation de la réalité qui émanait de toi n’était pas à mon sens une solution souhaitable à ton état dépressif. L’illusion n’est pas forcément créée par le monde extérieur et il arrive qu’on modifie soi-même la perception de la réalité. Dans quelle mesure la création d’illusions peut mener un dépressif à aller mieux ? Cette réalité altérée n’est qu’un gouffre dont les abymes n’ont qu’une seule issue : celle du mal-être. Mon choix a été de refuser cette solution.

    Le mensonge d’autrui est avéré, mais as-tu conscience que le mensonge peut émaner directement de soi-même ?

    Il est étrange d’observer que là où tu qualifies ces personnes de “stupides et méchantes”, de nombreux autres individus, dans la détresse ou non, les qualifieront de personnes “intelligentes et à grand coeur” ? Quant à être puni par la connerie, ne deviens-tu pas le bourreau en souhaitant ainsi le mal par revanche ?

    “(…) je partais voir ailleurs sans rancune” : cette phrase me semble malheureusement bien illusoire. Une absence de rancune ne t’amènerait pas à concevoir la notion de punition. Dans les faits, quand on s’impose à quelqu’un qui ne le souhaite pas, je n’appelle pas cela partir voir ailleurs, bien au contraire. C’est forcer sa présence dans la vie d’autrui contre sa volonté.

    La vie n’est pas qu’une succession de désillusions, les échecs et les peines sont nécessaires dans notre société actuelle où l’éphémère est prôné de toute part ; mais avant de juger les autres, l’introspection permet de voir que l’on n’est pas sans faille, et qu’on peut créer son propre malheur. Tu as ta propre expérience vis-à-vis de tout cela, mais il ne tient qu’à toi de tirer un trait sur des traumatismes passés que, de ton point de vue, les autres t’ont fait subir. Mais une question : quel profit ont pu avoir ces personnes à agir ainsi envers toi ? Qu’est-ce qui justifierait de torturer ton âme sans raison ? N’ayant pour ma part pas une once de méchanceté gratuite, j’aimerais lire quels sont tes arguments en la matière, arguments que je n’ai pas pu connaître à l’époque puisque j’ai reçu les chefs d’accusation et la sentence sans même savoir qu’un crime avait été commis.

    En ce qui nous concerne, 6 ou 7 ans plus tard, je vois que la page n’est pas vraiment tournée de ton côté. Pour ma part, et malgré ton inacceptable comportement d’alors (et là encore, tout n’est question que de point de vue, mes alliés me soutiendront, les tiens m’abattront), je n’ai jamais souhaité pour toi qu’une amélioration de cette dépression face à laquelle je me savais impuissant et dans laquelle j’ai refusé de me laisser aspirer.

    Ne tiens pas les autres responsables pour des malheurs qu’en partie tu t’imposes à toi-même, ne serait-ce qu’en refusant de ranger le passé là où il n’interviendra pas dans ta vie présente.

    Et pour finir sur une touche positive, évite, comme Gonzo, de “déambuler sur le chemin du passé” : http://www.youtube.com/watch?v=tE3KNaxijaQ

    S. Leray

  2. Ce billet aura au moins permis d’avoir enfin l’explication de ton comportement. J’allais enlever vos noms mais j’ai remarqué que tu passais tous les jours via google, j’ai alors attendu l’explication que tu m’avais refusée il y a 7 ans.

    Alors donc tu es passé de l’ami omniprésent à quelqu’un ne répondant plus (et je n’ai pas été jusqu’à venir chez toi forcer tes explications) parce que j’étais dépressif ? je pensais l’être devenu qu’après votre attitude à toi, fabienne et Isabelle. Tu dois avoir raison, j’avais perdu mon père tant aimé 1 mois plus tôt, ma compagnie ne devait pas être des meilleures, pourtant je me souviens que je te battais sur les jeux vidéos 🙂

    Il est dommage que tu sois le seul à avoir répondu de ces 3 amis omniprésents qui m’ont claqué la porte quand j’ai perdu mon père, car tu es le seul à n’avoir rien détruit (elles ont ruiné des années d’efforts associatifs) et surtout toi je ne te connaissais pas depuis plusieurs années.

    En attendant votre comportement combiné à tous les 3, sans la moindre explication pour m’aider à savoir ce que je faisais de mal m’a fait me réveiller un matin avec 1/10e de mon QI… je n’ai plus été capable de résoudre des équations que je résolvais depuis des années. Résultats 4/20 à tous mes examens que j’ai quand même obtenus grâce à mes excellentes notes des semestres précédents. Bien sûr hors de question de continuer comme prévu dans les écoles d’ingé avec ces 4/20… j’ai donc arrêté les études en étant persuadé d’être un vrai connard pour que des gens si proches osent partir comme ça sans même penser que je pourrais essayer de m’améliorer si on m’avait dit ce que je faisais de mal.

    Ce n’est qu’un an plus tard que j’ai croisé quelqu’un qui m’a parlé de toi sans que je n’y ai fait d’allusion. Il me disait comme tu avais agis de façon parfaitement similaires avec lui et d’autres, j’ai donné ton nom et il a confirmé que c’était toi… c’est là que j’ai compris qu’en fait je n’avais peut être rien à me reprocher à part de n’avoir pas cherché la même chose que toi.
    Pour Fabienne et Isabelle, pareil, plus d’un an plus tard j’ai appris tous les soucis qu’elles avaient sans avoir cherché à avoir de leurs nouvelles. Il n’était pas nécessaire de m’entrainer dans leur chute…

    SI j’ai écris ce billet c’est parce que j’avais touché le fond, après m’avoir encouragé à me sacrifier 2 ans en prétendant m’aimer, Julien m’a plaqué le jour où j’arrêtais enfin de me priver de tout pour ses études (plus de famille à perpignan, plus de fringue depuis 2 ans et surtout plus de voyages). Bizarre de choisir le jour de ma fiche de paie signant la fin des privations.
    Je me suis alors souvenu que bizarrement tous les 3 ans des gens faisaient s’écrouler tout ce qui comptait pour moi. Il y a 3 ans c’était un certain Olivier qui détruisait toutes mes réalisations professionnelles par simple haine irraisonnée. Bizarre après avoir laissé tombé mes études et le sport je m’étais consacré à mon travail. Et pour lui aucun témoins ne pourra dire qu’il était bon et généreux.
    Après avoir laissé tombé l’acharnement au travail je me suis consacré à mon couple. Et vlan Julien avoue clairement avoir profité de moi tout ce temps et vouloir à présent autre chose. 3 ans de vie commune et je n’ai jamais douté de ça…

    Si on écrivait un livre sur moi, je pense que le titre Candide devrait être libéré pour l’occasion…

    Désolé de t’avoir cité S… mais tu as été le premier, même si le moins important, à trahir ma confiance. Je pense être assez intelligent pour profiter d’une explication au lieu de la pire des punitions : m’ignorer complètement.

    Rendez vous dans 3 ans pour ma prochaine claque… sauf que ça sera plus dur de viser juste vu tout ce à quoi je me consacre 🙂

  3. Content que ce message ait pu apporter une certaine réponse.
    Je crois que tu fais partie des gens qui exigent une explication dans l’heure, sans penser que le recul est souvent nécessaire à une analyse de la situation.

    Tu ne savais pas que tu étais dépressif après le départ de ton père ? C’est la première chose que j’ai comprise quand tu m’as annoncé qu’il était décédé quelques temps avant qu’on se connaisse. Pas besoin d’avoir une diplôme en psy pour supposer qu’une telle perte est significative, surtout vue l’admiration que tu avais pour lui. Je ne l’ai pas connu et tu m’en as relativement peu parlé, mais à tes paroles, cet homme était quelqu’un de bien et d’humainement exceptionnel. Désolé que tu n’aies pas compris que je tâchais de te faire comprendre ton mal de vivre.

    Nous n’avons pas été si proche et encore moins sur la durée. Là encore, c’est sûrement une question de point de vue. Je ne considère comme proches que les gens avec qui je partage des choses très personnelles de ma vie, et je ne crois pas que ce fut le cas avec toi ; ces personnes étant très peu nombreuses, je sais de qui il s’agit. Tu as vécu cela comme une trahison, je l’ai vécu comme un cauchemar. Comme m’a dit une ex un jour : à force de ne pas être désirée dans la vie de quelqu’un, on se sent poison et par conséquent, on devient poison. Je me souviens que ta détresse était une recherche d’un alter ego qui pourrait, par sa simple compagnie, t’aider à remonter la pente. Je n’étais pas cette personne mais je crois que tu ne t’en rendais pas compte. L’omniprésence venait de toi, elle n’était pas partagée. En quelques jours, j’ai eu le sentiment d’être considéré comme ton meilleur ami alors qu’on se connaissait à peine et surtout, ce n’était pas réciproque. Tu n’as pas laissé le temps aux choses, c’est aussi ton impatience caractérisée. Combien de semaines as-tu insisté pour qu’on se rencontre et essuyé des refus avant que je ne te propose qu’on se voit ? Trop enthousiaste sûrement, il te faut tout très rapidement. Enfin, peut-être as-tu changé.

    Pour la personne que tu as questionnée, j’ai eu l’occasion de croiser indirectement son chemin. Là encore, les chemins se sont séparés tout simplement parce que les buts finaux étaient à des milliers de km l’un de l’autre. C’est aussi simple que cela, face à un certain mutisme ni positif, ni négatif, rien ne se tisse. Que penser quand quelqu’un ne s’enquiert pas de ton départ ? En tout cas, je sais de source sûre que c’est la nature de cette personne et elle se comporte ainsi avec les autres. Le manque de communication est un des grands problèmes des hommes, là il s’agit même d’une difficulté à communiquer. Quant à juger si j’ai agi avec lui comme avec d’autres, c’est une personne qui ne peut le savoir, elle n’a pas eu l’occasion de connaître mes proches pour se prononcer.

    Pour tes examens, je suis navré que tu les aies ratés. Ton échec ne m’apporte évidemment aucune réjouissance. Tout cela n’a pas été fait dans ce but évidemment, mais les blessures liées à ton père étaient tout de même déjà présentes. Ceci dit, au regard des dernières nouvelles que j’avais reçues de toi avant ce blog, je ne me suis pas inquiété puisque tu clamais haut et fort avoir une situation confortable et avoir un entourage sincère et aimant (notamment un certain ami) tout en ne manquant pas de me tenir responsable pour tous tes maux passés. Apparemment, d’autres ont eu un comportement bien pire que le mien. Je m’étonne encore qu’après tant d’années et d’expériences décevantes, tu n’aies pas un peu plus de remparts. Je connais ton potentiel pour aller vers les gens, mais cela n’empêche pas de savoir mesurer qui sont tes vrais amis. Comme je le disais, la vie présente des joies et des peines, mais il faut savoir évoluer en conséquence. A ce jour, je vois toujours ce petit garçon qui ne sait être prudent vis-à-vis d’autres personnes. Déjà à l’époque, ça m’avait frappé. N’oublie cependant pas que Candide finit heureux, une fois qu’il a pris conscience qu’il faut “cultiver son jardin”.

    C’est le seul malheur que je souhaite. Tâche de romper ce cycle des 3 ans et encore une fois, surmonte le passé pour vivre un bel avenir.

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